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Le Panoptique : je vous vois, vous ne me voyez pas

il y a 3 jours
2 min de lecture

En 1791, le philosophe anglais Jeremy Bentham imagine une prison d’un genre nouveau : le Panoptique.


Une tour au centre. Des cellules tout autour. Du haut de la tour, un gardien peut observer chaque détenu. Mais les détenus, eux, ne voient jamais le gardien.


L’idée de Bentham n’était pas la force brute. C’était la discipline psychologique. Puisque le détenu ne sait jamais quand il est regardé, il doit agir comme s’il l’était en permanence.


Le pouvoir devient invisible. Puis il s’installe à l’intérieur de la personne.


Puis vint Foucault


Si le Panoptique est célèbre aujourd’hui, c’est grâce au philosophe français Michel Foucault. En 1975, dans Surveiller et punir, il en fait une métaphore de la société moderne. Selon lui, nos écoles, nos hôpitaux, nos milieux de travail fonctionnent sur ce même modèle : pousser chacun à se discipliner lui-même, par la simple sensation d’être observé.


Aujourd’hui, on pourrait ajouter les caméras, les données et les algorithmes des réseaux sociaux.


C’est d’ailleurs une phrase de ce livre qui ouvre mon prochain roman.


Le tome 2 de Vestigia porte un titre : Panopticon Umbrae.


Oubliez l’œil numérique tout-puissant des films d’action, qui voit tout en temps réel. Le Panoptique dont je parle est plus discret et beaucoup plus inquiétant. Un réseau humain. Un message qui arrive au bon moment. Un visage qui revient une fois de trop. L’idée qu’on peut contrôler quelqu’un sans jamais le toucher, simplement en lui faisant comprendre qu’il est vu.


Celles et ceux qui ont lu l’épilogue de Dans l’ombre de Dubaï se souviennent peut-être d’un certain point rouge…


Une fin ? Un avertissement ?


Où j’en suis


Pour ce tome, j’ai changé ma façon d’écrire. Le premier roman s’est construit au fil de l’écriture. Celui-ci, je le bâtis d’abord : une timeline complète, des fiches personnages et une structure en quatre actes. Le prologue est écrit, et le squelette du premier acte est presque terminé.


Tout a commencé à la main, dans mon carnet.




Plusieurs d’entre vous me demandent si l’histoire retournera à Dubaï.


Je vous dirai seulement ceci : quand on est surveillé, l’endroit où l’on se trouve compte beaucoup moins que la personne qui regarde.



Vous n’avez pas encore lu le tome 1 ? Les 3 premiers chapitres de Dans l’ombre de Dubaï sont gratuits. Cochez la case lors de votre inscription pour être avisé·e de la sortie de Panopticon Umbrae.

 
 
 

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